Ebola : Sauver des vies et reconstruire la confiance
Le mois de juillet s’ouvre sous l’ombre d’une blessure que notre pays espérait ne plus revivre. Déclarée en Ituri le 15 mai 2026, l’épidémie de la maladie à virus Ebola s’est rapidement étendue au Nord-Kivu, au Haut-Uele et à la Tshopo, ravivant des souvenirs encore douloureux. Les cicatrices laissées par la terrible flambée de 2018-2019 n’ont jamais totalement disparu. Elles habitent les mémoires, nourrissent les peurs et expliquent, en partie, la méfiance qui s’exprime aujourd’hui face aux messages des autorités sanitaires.
Ce numéro de « J’écris, je crie » fait le choix de la lucidité et de l’engagement. Nos auteurs reviennent sur les leçons du passé afin d’éclairer le présent. Ils rappellent que le virus est une réalité, mais que la désinformation, les rumeurs et la perte de confiance peuvent, elles aussi, coûter des vies. En effet, une communication claire, transparente et respectueuse des populations n’est pas un simple outil de sensibilisation : elle est une condition essentielle de l’efficacité de la riposte.
Par ailleurs, les pages qui suivent mettent également en lumière l’importance de la prévention, de la vigilance communautaire et de l’accompagnement psychologique des personnes malades, des survivants, des familles endeuillées et même des soignants, souvent éprouvés par cette lutte de longue haleine. Face à une telle épreuve, la science et la médecine doivent marcher aux côtés de l’écoute, de la compassion et de la solidarité.On aurait compris alors que plus qu’une crise sanitaire, Ebola est une épreuve de notre humanité. Elle nous invite à reconstruire la confiance, à refuser l’indifférence et à faire de chaque geste responsable une promesse de vie. Puisse ce numéro contribuer, à sa manière, à informer avec justesse, à éveiller les consciences et à encourager un engagement collectif pour que le plus grand nombre de vies soit préservé.
La Rédaction
Merci encore pour ce rappel si important en cette période délicate où toutes les règles barrières semblent dorénavant être foulées au pied.
Grâce à ce message, nous sommes persuadés que les lecteurs conscients vont revoir les bonnes manières pour lutter contre ce fléau qui nous tant en deuillé et pourront même sensibiliser l’entourage afin de sauver des innombrables vies.
Vive les éditions « j’écris, je crie »