« L’espoir de la paix en Afrique » : pèlerinage jubilaire et la commémoration de la 62e journée internationale de l’Afrique
Chaque 25 mai l’Afrique célèbre la journée internationale de l’Afrique. Elle commémore la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), le 25 mai 1963 à Addis-Abeba (Éthiopie), qui est devenue plus tard l’Union africaine (UA) en 2002.
En effet, après les longues et rudes luttes pour les indépendances des peuples africains, certains avaient senti la nécessité de s’unir entendu que l’union fait la force. Ainsi, célébrer cette journée c’est redécouvrir la volonté de vivre-ensemble pour une Afrique unie et prospère. L’idée en fait est de promouvoir la solidarité africaine face aux défis contemporains auxquels les États font face : paix et sécurité, climat, développement, gouvernance, etc.
Pour cette soixante-deuxième édition, en plus des activités qui s’organisent dans les différents pays, cette journée a été célébrée au Vatican. Ceci a fait l’occasion du pèlerinage jubilaire pour l’Afrique ; cette année étant justement une année de grâce où chaque chrétien est appelé à rechercher l’espérance et a en être signe pour l’humanité. A cette occasion donc dans l’après-midi de ce dimanche 25 mai 2025, le Pape Léon XIV a adressé un message aux pèlerins et ambassadeurs accrédités au Vatican et en Italie réunis dans la Basilique Saint Pierre. Ainsi, le Pape a souligné que notre foi donne la force de voir la lumière de Jésus-Christ dans nos vies. Il est donc important de vivre cette foi pour être rempli de l’espérance que seul Jésus donne et de ce fait pouvoir marcher ensemble unis comme frères et sœurs.
Tout y est donc. Puisqu’il faut reconnaître que l’Afrique est le continent qui a plus besoin d’unité entendu que les divisions et foyers de tension sont partout et bien plus, elle a besoin d’espérance puisqu’elle est saturée de mauvaises nouvelles : la guerre est par-ci par là et traîne derrière elle des milliers de morts, des réfugiés et sans-abris, les catastrophes naturelles et écologiques s’invitent par moments et la mauvaise gouvernance bat record, les dirigeants laissant la population à son triste sort, la jeunesse désœuvrée qui tente de travers la Méditerranée rêvant d’un Eldorado.
« L’espoir de paix en Afrique », c’est donc cela le thème que l’Eglise a voulu pour cette année. Justement l’Afrique a vraiment besoin de la paix. Sans chercher à se demander qui a fait quoi au risque de verser dans les accusations et les jérémiades, il est question cette fois-ci d’espérer et faire espérer les Africains afin qu’ils regardent l’avenir avec optimisme puisqu’il n’y a pas que demain mais aussi il y a un surlendemain que l’on ne peut imaginer. Pour ce faire, ils ont juste à prendre leur destin en main et à travailler pour l’Afrique dont ils rêvent.
Yanick Nzanzu Maliro, Scj



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