La constitution, acte fondateur de la République, est sacrée

 

L’une des maladies chroniques des « imbéciles qui nous gouvernent », comme les aura appelés André Santini, est leur capacité à s’accommoder des turpitudes, à ne pas rougir de ce qui est naturellement ridicule et à être éhonté devant ce qui est naturellement honteux. Cependant cette impudicité et cette inconscience, qui semblent désormais conaturelles en eux ne peuvent nous obliger de les souffrir plus longtemps. Nous devons empêcher leurs décisions toxiques pour notre nation à qui eux ne montrent ni  amour ni attachement. Nous nous devons de dire « NON! »  à cette manipulation en amont, de l’avenir de notre pays bien aimé, car il appert que nous sommes seuls pour ce combat combien louable.

Oui, vraiment « les cons ça ose tout, et c’est même à ça qu’on les reconnaît ». L’auteur des « Tontons flingueurs  » l’a fait remarquer. On a la nette impression que le pinacle de notre démocratie est occupé par ce genre de pauvres types dont on ait trop peur de bien à dire.  Puisque, comment comprendre que chacun des présidents de notre pays en ce 21e siècle, a tenté à chaque fois de quémander des révisions constitutionnelles vers la fin de ses mandats? Comment admettre que ces types, ces pauvres types, n’aient en cœur que de demeurer au pouvoir au grand dam des citoyens affamés de paix et de pain?

Aujourd’hui encore on entend le fameux refrain cacophonique du tripatouillage de notre constitution, entre révision et remplacement, toutes ces choses qui n’ont rien à voir avec une gouvernance efficace. Ainsi, d’ailleurs, quelqu’un dans la foule a osé demander en quoi la constitution de la troisième république aurait entamé le désir notoire et avéré du président à devenir un chef compétent, en quoi elle aurait influé sur la métamorphose d’un dirigeant qui s’est souvent comporté plus en touriste qu’en responsable d’un pays pendant deux lustres interminables, en quoi cette loi fondamentale, grâce à laquelle il a brigué deux mandats, lui serait devenue si brusquement ennemie. Est-ce la constitution qui instruit chaque jour l’incohérence de nos chefs, qui nourrit leur inclination au vol, aux détournements, aux crimes, à l’intolérance…? Est-ce elle vraiment qui les empêche de faire le bien le plus élémentaire, à savoir le paiement des agents de l’état et la tenue des promesses faites? Est-elle donc enfin à l’origine de leur manque de bon sens et de l’inconscient collectif dans ce pays?

Toute cette paranoïa agaçante, cette mégalomanie condescendante, cette loufoque outrecuidance ne vient pas d’une volonté subite de bienveillance patriotique. Ils ont pillé le pays, toujours pillé, ils l’ont saccagé depuis qu’ils sont là. La seule chose convenable qu’ils puissent faire actuellement pour le pays, c’est de s’en aller… Et par ailleurs, ce dont le peuple a besoin pour le moment, ce n’est pas de nouvelles divagations constitutionnelles. Il n’y a vraiment pas besoin d’une constitution de plus, pour exécuter simplement un budget déjà voté, admis et financé, pas besoin de texte nouveau pour cesser de dilapider le bien commun dans des déviations gloutonnes d’individus, pas besoin d’autre loi pour se refuser à la corruption.

Nos gouvernants ont été portés à leurs postes par cette constitution. Le moins qu’ils puissent faire c’est d’avoir honte de la jeter à la poubelle, leur place méritoire. C’est purement déplacé et même déloyal de tenter ainsi de la violenter. Toutes ces années d’improductivité et de fainéantise ne seront pas magiquement compensées par de nouvelles lois fondamentales. Et par-delà bien et mal, il semble plus pensable, plus passable aussi, qu’on change plutôt ceux qui ne parviennent pas à respecter la loi que de la changer elle-même. Clairement, le vrai problème ne réside pas dans les textes. Mais dans leur mise en application ; il est plus question d’incompétence individuelle que de convenance textuelle. Étant l’acte fondateur de toute la nation, on ne doit pas être enclin à manipuler la constitution quand elle ne s’accommode plus de nos convenances et de nos caprices personnelles.

Dès lors, travailler ce numéro pour J’ÉCRIS, JE CRIE est certes trop osé. Mais il se trouve que nous sommes fils de ce pays, dignes et fiers de l’être. Il est de notre devoir de parler pour lui et même s’il le faut, de crier, pleins de zèle pour son plus grand bien. L’idée et la volonté dans ce numéro de notre magazine mensuel, est , d’un côté, d’inviter les gouvernants du pays à freiner cette tentative suicidaire de toucher à notre constitution, surtout en ces temps cruciaux où elle-même interdit telle initiative ; et d’autre part, il est question d’appeler chaque citoyen à pouvoir dire non à ce genre de violation grave de notre souveraineté puisque ce changement, du reste inopportun, ne semble qu’un piège au profit machiavélique des politiques, et rien ne leur importe le bien des citoyens. Nous vous souhaitons donc une fructueuse lecture de ce numéro.

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